3 – Croatie – Istrie

Dimanche 7 avril 2024

Rovinj, 95 km, total 922 km

La Slovénie a une toute petite facade maritime de 25 km de largeur (où nous avons dormi hier) et nous voici donc en Croatie, sur de jolies routes de campagne où nous croisons énormément de motos, rien de bien étonnant  par ce beau dimanche ensoleillé.

Nous sommes en Istrie, cette péninsule en forme de V tout au nord-ouest  de la Croatie, réputée pour ces vieux villages de montagne, mais aussi (surtout?) pour ses vignobles, ses oliveraies, et ses truffes.

Nous roulons donc entre champs d’oliviers et vignes, il y a pire. Et toujours pas de camions, le bonheur du motard.

C’est curieux, lorsque l’on ne connait pas un pays, même s’il n’est pas si lointain, on imagine toujours que les choses vont être différentes, plus exotiques, une envie d’ailleurs peut-être. Et bien non: ce sont les même rond-points, à profusion, les mêmes pistes cyclables, les mêmes voitures, les mêmes radars, les mêmes Mac Do, ……

Notre première étape est à Porec, une ville ancienne en bord de mer où nous sommes venus visiter la basilique euphrasienne, basilique catholique d’architecture byzantine, construite au VI ème siècle  à la demande de l’évêque Euphrasius et classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Et bien c’est raté, elle est fermée aux visiteurs le dimanche. Par contre l’office qui s’y tenait à notre passage attirait tant et tant de fidèles que certains y assistait dehors devant l’entrée.

Il faudra revenir demain. En attendant, déambulons dans la vieille ville aux petites rues pavées où il y a toujours quelque chose à découvrir.

Inutile d’aller à Amsterdam!

Une très belle maison, sans compter les trésors qu’elle recèle:

Vous ne comprenez pas bien? Alors zoomons!

Nous avons finalement compris que les motos étaient plus simples à garer que les voitures, puisque nous disposons de places règlementées et gratuites un peu partout, il suffit de les trouver:

C’est dimanche, vous le savez, et les supérettes sont fermées. Obligés d’aller au restau manger des calamars et des légumes grillés, c’est trop bête….

Et nous repartons pour Rovinj. La première impression est séduisante, on se croirait devant la vieille ville de Menton

Les maisons colorées de la vieille ville avec le clocher qui domine, la ressemblance est frappante.

Nous faisons le tour de la vieille ville presque encerclée par la mer

Puis nous pénétrons dans ces ruelles étroites et sombres

Et grimpons jusqu’à l’église Sainte-Euphémie

Et Pilou montera même jusqu’en haut du clocher pour nous offrir ce beau spectacle de la ville vue d’en haut

Lundi 8 avril,

Pazin, 130 km, total 1052 km

J’imagine , cher lecteur, que vous ne connaissez pas le mot: « déviation » en croate. Nous non plus. C’est peut-être pour cela que nous nous sommes retrouvés soudain sur une route en réfection, dans le sable et le gravier, avec pour seuls compagnons deux tractopelles, trois bulldozers, quatre caterpillars et une quinzaine d’ouvriers casqués qui nous ont regardé passer d’un air dubitatif. Nous avons suivi un tractopelle qui bougeait, pas vraiment fiers de nous, mais heureux d’avoir un pilote pour trouver la sortie.

Et nous voici à Pula, ses chantiers navals, sa vieille ville et son magistral amphithéâtre romain d’une taille impressionnante.

La vieille ville est comme toujours pleine de petites rues pavées qui montent et qui descendent, avec encore de jolies maisons, des églises fermées et des portes romaines, et tout en haut un château aux allures de fort Vauban, dans les murs desquels ont été construits des abris pour les citoyens pendant la deuxième guerre mondiale.

Les arènes vues depuis le château

A part les arènes, Pula ne nous laissera pas un souvenir inoubliable.

Après un arrêt déjeuner au bord du fjord de Lim, nous passons à l’activité culturelle suivante de la journée.

Porec II: Le Retour

Et nous voici revenus à la fameuse basilique euphrasienne, ouverte cette fois, et magnifique. Toutes ces arches, ces chapelles, ces mosaïques qui viennent de si loin dans le temps, le sixième siècle pour ceux qui ont déjà oublié, quelles merveilles!

Depuis le campanile:

Et enfin les mosaïques à l’intérieur de la basilique:

Nous n’étions pas les seuls motards à Porec aujourd’hui, et ces motos là ont un âge vénérable:

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Il nous reste encore l’église Sainte Marie des Ardoises de Beram et sa fameuse danse macabre. Mais pour voir les fresques il fallait appeler à l’avance et nous n’avons pas bien regardé notre guide qui pourtant en parlait. Tant pis pour nous, c’est le printemps et le paysage est joli et reposant dans les montagnes d’Istrie et sur la route qui nous emmène à Pazin ce soir.

Mardi 9 avril2024

Opatija, 66 km, total 1170 km.

Dernier jour en Istrie, et retour au bord de la mer, après de bien jolies routes dans la montagne.

 

Cet après-midi, nous retrouvons François-Joseph pour une longue et très belle promenade en bord de mer, une sorte de sentier des douaniers pavé alternant de bien jolies bâtiments fin de siècle et des passages beaucoup plus sauvages.

La végétation est magnifique, comme souvent sur la riviera.

 

Un petit port vraiment petit

Le violoniste d’Opatija

 

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