Mardi 8 août 17 – 284 km, total 364 km.
La journée a mal commencé: à peine partis sur la piste sablonneuse, la roue avant de Jean-Mi a rencontré un gros morceau de fil de fer en embuscade dans le sable. Quelle est la probabilité que ce bout de ferraille aille s’encastrer dans la roue avant de la moto? Très faible me direz-vous, mais pas nulle pour autant, puisqu’il s’est enroulé dans les rayons en bloquant net la roue avant. C’est la chute brutale.
Jean Mi perd connaissance, on le secoue un peu, son épaule est fracassée, une des deux voitures-balai l’emmène avec Laurence à l’hôpital de Ulaan Baatar où tout est prêt à son arrivée grâce à la parfaite réactivité de l’équipe Vintage Rides.
Nous repartons sur la piste, l’ambiance est morose, les riders moins audacieux.
Ah Jean-Mi, si tu savais, on n’a jamais autant parlé de toi! Tu as déclenché une empathie débordante: à chaque pause, café ou autre, on ressasse ton accident, quelle malchance c’est incroyable! Un pilote tout-terrain aussi chevronné! Lui qui a parcouru toutes les pistes de sable du monde et des alentours! On n’a jamais vu ça! etc, etc…
Vous allez tellement nous manquer, mais le tour continue.
Nous traversons la grande steppe mongole, cet espace sans limites, presque désertique, où d’immenses troupeaux peinent à trouver leur pâture.
Puis quelques points d’eau apparaissent où les animaux viennent se désaltérer. Le doux ronronnement des Royal Enfield les fait fuir, tous ensemble, c’est magnifique. Les moutons d’abord: le premier s’enfuit et, vous connaissez l’histoire, les autres suivent sans réfléchir. Les chèvres sont moins farouches, et les vaches ne sont pas trop adeptes de la course à pattes, il faut vraiment les déranger pour les faire bouger.
Ici, les enfants de nomades, garçons et filles, apprennent tous à monter à cheval à 4 ans, et quels cavaliers!
Le téléphone satellite, c’est magique: au déjeuner, nous avons des nouvelles de Jean-Mi: rien de cassé, des ligaments déchirés, une IRM demain confirmera mais ils devraient pouvoir nous rejoindre demain soir pour continuer le voyage avec nous en 4×4: un peu frustrant, mais mieux que le rapatriement d’urgence.
Et les joyeux riders continuent leur chemin.

Pause près d’une mine abandonnée, avec les vestiges d’une construction en pierres, ce qui est plutôt rare ici, et pourtant il y a de quoi faire côté pierres.

Et nous arrivons au lac bleu, où les plus téméraires iront se baigner
Pendant que certains (je ne citerai pas de noms, même sous la torture…) siroteront leur bière mongole.
Les yourtes nous attendent.



















Je ne savais pas pour Jean Mi ! Mon Dieu ! en effet je me joins au choeur… lui si chevronné… Vous avez dû avoir sacrément peur, j’en frisonne en lisant le récit alors que je sais que le dénouement n’a pas été « si pire ». Je vais les contacter.
Résumons : Rajasthan 1 / Sri Lanka 0 / Mongolie 1 / le prochain voyage devrait bien se passer…
Est-ce l’écriture Mongole ? Cela ressemble à des caractères russes….