4 – De l’usage des dattes en Oman

Mercredi 5 décembre 2018

Nous quittons les montagnes au petit matin et traversons Bahla, ville de la vallée avec de bien jolies maisons. Elles sont toutes très grandes pour y loger une famille élargie. Parents, grands parents, enfants puis s’y ajoutent les familles des fils, cela donne facilement une quinzaine de personnes ou plus, il faut de la place. Quand il n’y en a plus assez, on construit une autre maison, à côté pour être près les uns des autres. La famille est très soudée et les réunions familiales, fréquentes, prennent des allures de banquets.

Oman est un pays riche comme en témoignent les nouvelles constructions qui fleurissent partout, l’infrastructure routière est en excellent état et le nombre de voitures 4×4 ( je devrais presque dire de Toyota Land Cruiser tant elles dominent le parc automobile) qui parcourent le pays est surprenant.

A la poterie artisanale que nous visitons, beaucoup moins artisanale qu’elle ne l’a été jadis, nous assistons à une démonstration spectaculaire d’un potier qui a du métier. En quelques minutes il nous a tourné 3 petits vases et 2 jarres comme celle-ci:

Après midi culturel où nous visitons d’abord un village abandonné pour vétusté

Puis le château fort de Jibreen et ses 50 pièces, un véritable dédale plein de tapis et de portes.

 

Attention les portes sont bien jolies, mais basses:

 

Les plafonds sont joliment décorés:

Et bien sûr il y a l’incontournable pièce à dattes où les dattes fraîches, enfermées dans des hottes en feuilles de palme tressées empilées les unes sur les autres, laissaient couler leur jus que l’on conservait ensuite dans de grandes jarres. Enfin, c’est ainsi que l’on  procédait dans le temps, allez savoir si maintenant on ne se contente pas plutôt d’un petit E 4327 pour remplacer la jarre…

En tout cas, c’est délicieux par exemple pour agrémenter un yaourt, mais les omanais lui réservaient aussi un autre usage beaucoup moins séduisant:

En fait, le jus de datte bouillant était versé sur les attaquants par des trous prévus à cet effet au dessus de la porte d’entrée. Cela vaut bien notre huile bouillante.

Nous rejoignons le Djebel Akhar, la montagne verte, pour installer notre bivouac à plus de 2000 m d’altitude.

La soirée ne s’éternisera donc pas malgré d’intéressantes discussions autour du feu de bois avec notre guide égyptien Azim (peu d’omanais parlent français) et ses deux acolytes Soulaiman 1, dit le magnifique, et Soulaiman 2, chauffeurs, cuisiniers et un peu guides aussi puisque ce sont des enfants du pays.

Le lendemain au réveil, la table de pique-nique sera couverte d’une couche de glace: vous l’avez compris, il a fait un froid de gueux cette nuit-là.

 

 

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