9 – Luang Prabang

Mercredi 13 novembre 2019

Luang Prabang, 218 km  total 1049 km

Départ de Nong Khiaw, ce petit coin de paradis, par une délicieuse fraîcheur matinale.

Nous traversons un village où une jeune femme travaille sur son métier à tisser et faisons une pause pour l’observer: en un rien de temps, de toutes les maisons sortent des femmes les bras chargés de jolis tissages faits à la main. Nous les admirons, en achetons quelques uns, directement à la source, nous faisons l’évènement, tout le monde est content.

Nous passerons encore une belle journée dans la montagne. La route est magnifique, la terre est très rouge, nous aussi après quelques heures sur cette piste poussiéreuse.

Il n’y aura plus qu’une solution: prendre sa douche avec le blouson de moto pour le nettoyer à grande eau. J’ai testé, ça marche.  Non, vous n’aurez pas la photo, elle est censurée.

Entre temps, une moto capricieuse a calé et n’a pas voulu redémarrer. Leg, notre super mécanicien, a fini par trouver la panne:  une petite cosse qui n’avait pas aimé les bosses.

 

Tristan et David

David est aveugle. Mais il veut néanmoins tout connaître, tout faire, et tout voir, comme il dit. Et puis il aime la moto et ses sensations, les virages, le nez au vent.  Tuk, son pilote, est mongol et guide à moto l’été en Mongolie, il parle aussi français et anglais et est toujours de bonne humeur, cela nous fait une belle paire.

David et Tuk

Nous racontons à David tout ce qu’il ne voit pas, mais il ressent beaucoup de choses, la montagne, le fleuve, les écoles pleines d’enfants, et il s’est forgé des références à lui. Il nous demande même parfois la couleur d’un fruit inconnu, et il goûte tout, même les scarabées grillés. Et puis on lui fait toucher tout ce qu’on peut, et il aime ça. On le fait marcher sur des sentiers chaotiques, et il suit toujours, il n’aime pas renoncer, il veut tout faire comme les autres, quelle volonté. Pourtant, ce n’est ps facile d’être passager sur ces routes difficiles sans pouvoir anticiper, il se fait bringuebaler mais jamais il ne se plaint,. Quelle belle leçon de vie il nous donne!

Pendant le temps des réparations, nous avons bien sûr admiré le paysage, puis nous avons fait les imbéciles, histoire de passer le temps

Une petite pause près d’un temple où l’on nous observe du coin de l’oeil.

Tuk nous donne un cours de ballet

Et nous arrivons à Luang Prabang pour un petit plongeon dans la piscine

Un tuk-tuk pour aller diner en terrasse au bord du Mékong, c’est moi qui conduit au retour.

 

Jeudi 14 novembre 2019, 70 km, total 1119 km

Au petit matin, les motos sont miraculeusement propres comme des sous neufs, briquées et inspectées par Teg.

C’est reparti pour un cours de cuisine au bord des cascades de Kuang Si, après la baignade bien sûr.

Un ours qui passait par là

 

 

 

Puis commence la préparation du repas

Fleur de bananier

Une petite balade pour aller voir la grande cascade

 

Et retour à Luang Prabang

 

Ce soir, le tuk-tuk  est vintage, comme nous!

 

 

Un bar local tenu par une autrichienne

Vendredi 15 novembre 2019

130 km, total 1249 km

Départ matinal, puis pause café dans un petit village. Ça tombe bien, de charmantes petites dames nous proposent ici quelques friandises alléchantes: il n’y a qu’à les faire griller sur le canoun, on accompagne ça d’un peu de riz gluant mauve au lait de coco dans un morceau de bambou et le déjeuner est prêt!

Riz gluant dans un morceau de bambou

Nous avons trouvé une meilleure option.

Mais vite, il faut arriver à l’heure pour la présentation au Centre de Conservation des Eléphants.

Ouvert en 2001 avec quelques hectares, 3 employés et un éléphant rescapé, ce centre possède maintenant 530 hectares de terrain, 65 employés et 34 éléphants. Certains ont été récupérés en 2006 quand leur utilisation pour tirer des troncs d’arbre est devenue illégale, d’autres ont été rachetés par le gouvernement pour leur éviter d’être envoyés comme attraction à Dubaï, ce qui donne bon espoir quant à leur sauvegarde future. Le centre accueille des touristes et les bénéfices permettent son entretien et son développement.

Les naissances sont moins nombreuses que les décès chez les éléphants d’Asie, et le but de ce centre est de renverser la vapeur. Mais les drogues  injectées aux mâles pour les calmer et leur permettre de continuer à travailler sans faire les fous les ont rendus peu intéressés à la bagatelle, c’était le but. Sur les 11 mâles présents, seuls quelques uns peuvent participer à la conservation de l’espèce.

Nous y avons passé l’après-midi et la nuit et visité le musée et le centre de soins, avec des conférences pour tout savoir sur les éléphants d’Asie. C’est un lieu paisible et assez unique.

Des papayes sur la terrasse de notre case.

 

 

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les éléphants du Laos.

L’éléphant d’Asie est beaucoup plus petit que celui d’Afrique, il pèse seulement 3 ou 4 tonnes. Il mange chaque jour 10% de son poids et produit environ 50 kg de déjections. Il boit 150 à 200 l d’eau par jour dont il rejette 80 l à la fois, impressionnant!

D’ailleurs, ils ne pensent qu’à manger, toute la journée, les gourmands.

Leur coeur pèse environ 20 kg, leur cerveau 4 kg, ils ont la mémoire que vous connaissez et 10 000 muscles dans leur trompe, avec laquelle ils peuvent soulever le quart de leur poids!

Ils aspirent l’eau avec la trompe pour la mettre dans la bouche après, seule la nourriture est prise directement avec la bouche.

Ils changent de dents 4 fois dans leur vie, pas mal pour se débarrasser des caries!

Les femelles peuvent enfanter à partir de 10/12 ans, leur cycle est de 4 mois et la période favorable à la procréation est de 3 jours seulement, c’est bien peu.

La gestation dure 2 ans, et une éléphante aura au maximum 4 ou 5 enfants dans sa vie, qu’elle allaitera pendant 2 ou 3 ans, même si l’éléphanteau commence à manger un peu d’herbe vers 8 mois.

Il y a peu, une éléphante a perdu son bébé, c’était la consternation ici, il a fallu lui faire une césarienne et elle est surveillée de près. Chaque éléphant a son cornac, le seul à l’approcher et à qui il obéit, le but étant de les remettre en liberté dès qu’ils seront prêts.

Les mâles ont à partir de 10/12 ans des montées d’hormones qui les rendent très agressifs, ils deviennent fous et peuvent même tuer, d’où les drogues qu’on leur donnait pour qu’ils puissent continuer à tirer des troncs d’arbres sans faire d’histoire. Mais heureusement c’est fini, enfin, on y croit.

Les éléphants bénéficient ici d’un suivi médical approprié, examens de sang, échographies, test de DTP, etc. On leur soigne les dents, les pieds abimés, les blessures..

Après, je crois que mon attention s’est un peu relâchée, j’ai même piqué du nez je crois, TMI (too much info) dans un anglais approximatif et difficile à suivre, alors vous n’en saurez pas plus

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