8 – C’est parti pour le Laos en Royal Enfield

Dimanche 10 novembre 2019

Chiang Rai, 325 km

C’est le grand départ à moto ce matin, les engins sont garés dans le temple en face de l’hôtel où nous allons les récupérer, ça pétarade dans tous les sens  chez les moines

Rien de bien passionnant sur la route de Chiang Rai, sinon le Temple Blanc qui mérite bien son nom et attire beaucoup de monde.

C’est un endroit très curieux où l’on représente l’enfer avec des images fortes que je n’avais pas le droit de photographier, et ce sous grande surveillance et rappels à l’ordre péremptoires, et dans lequel on a ajouté beaucoup d’images de notre société occidentale trop commerciale et superficielle, et donc bien décadente: dans le désordre, Superman, Spiderman, Ninja, Michael Jackson, Hello Kitty, Jedi, R2-D2,………

Déjeuner près des sources chaudes

On se rapproche du Mékong pour arriver à Chiang Khong, notre étape de ce soir avec piscine à débordement au bord du grand fleuve, margarita à l’appui.

 

A la nuit tombée, nous fêtons Loi Krathong en donnant au Mékong un petit bateau de fleurs éclairé d’une bougie où nous avons déposé par la pensée tout ce qu’il y a de négatif en nous pour que le grand fleuve l’emmène au loin.

Le dîner est plutôt insolite: restaurant mexicain avec fin de soirée musicale où le patron thaïlandais gratte la guitare et chante en anglais avec Tuk le mongol et Tristan l’alsacien: vous avez dit mondialisation?

Lundi 11 novembre 2019

Louang Namtha, 180 km, total 505 km

Lever de soleil sur le Mékong

 

Nous arrivons au poste frontière: il faudra environ 2 heures pour effectuer toutes les formalités qui consistent, comme partout, à enregistrer la sortie des motos de Thaïlande, puis leur entrée au Laos.

Cela aurait pu en prendre quatre, mais l’équipe  de Vintage Rides avait « organisé » les choses à l’avance pour faciliter et expédier l’opération.

Aussitôt traversé le Pont de l’Amitié, et le Mékong par la même occasion, tout change: d’abord, il faut recommencer à rouler à droite après ce drôle de croisement dans le no man’s land entre les deux pays.

Puis tout de suite on aborde les montagnes du Laos: la route est magnifique, pleine de virages qui ravissent les motards en manque de sensations que nous sommes tous, et très peu de circulation, presque exclusivement des camions. Quasiment pas de voitures, quelques deux roues quand nous traversons des villages, mais la densité de population est faible dans cette région bien montagneuse et très rurale, et l’urbanisation bien limitée, surtout si l’on compare à la Thaïlande.

Les Ronjon récupèrent le décalage horaire

Beaucoup de maisons sur pilotis bien modestes dans les villages

Pour stocker le riz et autres denrées
La supérette du village

Petite pause dans un autre village pour répondre aux signes amicaux des enfants  trop contents de voir quelque chose de nouveau pour eux, c’est un endroit où peu de touristes s’aventurent. C’est justement la sortie de l’école et les enfants vont gaiement remplir leur tâche quotidienne: aller chercher de l’eau à la rivière. Chacun fait sa part du job, en traversant la grande route avec prudence….

Ils rient d’autant plus qu’une drôle de dame à la peau blanche et les yeux même pas bridés, avec de grosses bottes aux pieds les accompagne en courant jusqu’au bord de l’eau. La petite fille qui portait un seau presque aussi lourd qu’elle ne s’est pas fait prier quand je lui ai pris le seau pour le porter jusqu’à l’entrée de l’école.

Nous nous arrêtons ce soir est à  Louang Namtha, une petite ville dans la montagne avec un marché du soir où l’on vient déguster les spécialités locales. Je vous laisse découvrir, c’est parfois craquant et plein de protéines. Certains on testé et ont apprécié.

Notre escale est à la hauteur de l’environnement: c’est un trou de verdure où chante une rivière, sans les haillons d’argent mais accompagnée par les grillons. La chambre, ou plutôt la plutôt cabane dans la jungle, avec tout le confort néanmoins, est à l’avenant, pas un bruit de civilisation humaine, le bonheur.

Certains y ont trouvé quelques inconvénients

 

 

Mardi 12 novembre 2019

Nong Khiaw, 326 km, total 831 km

Encore toute une journée dans les montagnes du Laos, très vertes d’une belle végétation tropicale. Peu d’oiseaux pourtant.

 

Nous suivons LA route qui traverse cette région, pas de croisements, c’est la seule vraie route par ici. Elle traverse des villages où l’on trouve maintenant des maisons en dur, le drapeau avec la faucille et le marteau est partout.

Beaucoup plus de voitures aussi, et de belles voitures, on a même vu une Porsche Cayenne. La route passe tout près de la frontière chinoise. Ce qui explique peut-être pourquoi les chinois sont si présents ici. Ils construisent une voie ferrée qui devrait relier, par un train express, Pékin au sud du Vietnam. Les travaux sont gigantesques. Pour cela, ils achètent le Laos, ou presque, arrivent avec tout le personnel nécessaire, le matériel, les matériaux, installent une usine métallurgique et des restaurants chinois, et tutti quanti: le laotiens n’y gagneront pas beaucoup d’emplois.

Notre escale de ce soir est un vrai paradis à Nong Khiaw, au bord de la rivière Nam Ou, là où les montagnes tombent de façon abrupte dans l’eau.

Apéro sur un petit bateau d’où l’on aperçoit notre lodge. Vous voyez la deuxième cabane à droite avec balcon sur la rivière? C’est notre chambre, il y a plus malheureux…

Encore une belle soirée, on ne peut le nier.

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