Jeudi 25 avril 2024
Mer Adriatique
Une petite journée à Split avant le départ du ferry qui nous emmènera à Ancône pendant la nuit. Cela tombe bien, nous avons beaucoup aimé cette ville et n’avions pas vu la cathédrale Saint Dominius lors de notre premier passage.
Une jolie lumière sur la port en attendant le départ du ferry
La cathédrale vue du ferry
Et le dernier coucher de soleil en Croatie
Vendredi 26 avril 2024
Ravenne, Italie, 165 km, total de 2649 km
Ancône ne nous laissera pas un souvenir impérissable, d’abord parce qu’il pleuvait ce matin en sortant du ferry ? et de toutes façons à sept heures du matin tout est fermé. Autant prendre la route tout de suite, Ravenne nous attend. La circulation est difficile. Manifestement l’Italie entière se déplace sur la même route que nous. Mais ce qui devient plus surprenant, c’est que l’Italie entière fait aussi la queue près d’une heure pour acheter le fameux pass qui permet d’aller voir les cinq sites où se trouvent les belles mosaïques, et à chaque site il y a toujours autant de monde. Nous apprendrons par la suite que le 25 avril est un jour férié et un pont habituel, les italiens vont se promener pendant quatre jours, et nous arrivons à Ravenne juste à ce moment là.




La tombe de Dante:
Donc nous avons passé notre après midi à faire la queue, mais pour la bonne cause car Ravenne mérite largement son surnom de capitale mondiale de la mosaïque.

Et comme vous avez déjà une indigestion de vieilles pierres, je vous propose maintenant de passer aux mosaïques:
Cela valait bien la peine, non?
Demain nous reprenons la route du retour pour de vrai, en essayant de passer entre les gouttes mais ce n’est pas gagné.
Samedi 27 avril 2024
Casteggio, 283 km, total de 2932 km
Je crois que nous avons trouvé la ville d’Italie la plus triste, et dans cette ville l’hôtel le plus démoralisant qui soit. Il était sur notre route et à la bonne distance alors j’ai réservé sans investiguer plus, mais quand nous sommes entrés, il s’agissait surtout d’un café/tabac où les désœuvrés et pauvres hères du coin viennent jouer leurs derniers deniers aux machines à sous et gratter des cartes. C’est déprimant. Mais cela aussi fait partie du voyage.
La chambre est très bien, et chauffée, donc oublions le reste et allons manger une pizza avant le retour de la pluie qui a joué les intermittents toute la journée.
Non, pas de photo.
D’ailleurs il n’y aura plus de photos, nous roulons pour rentrer à la maison et c’est tout. En essayant de trouver le bon créneau pour passer au col de Montgenèvre quand la neige aura fondu.
Dimanche 28 avril 2024
Oulx, 222 km, total de 3154 km
Ciel lourd. Nuages épais. Pluie, pluie, pluie. Un journée bien arrosée.
Nous dormons à Oulx, à 85 km de chez nous, pour attendre demain midi que la neige prévue dans la nuit ait fondu.
Lundi 29 avril 2024
Rentrés au Forest, la route était sèche au col de Montgenèvre. 3239 km
En fait ce voyage à moto dans les Balkans n’était pas tout à fait une première pour nous puisque, en 1975 (oui, vous avez bien lu: 1975) , nous avions traversé la Yougoslavie du nord au sud pour aller en Grèce. J’avais à l’époque une 250 Yamaha qui tombait en panne à chaque fois qu’il tombait 3 gouttes d’eau, et Pilou avait sa nouvelle Triumph 65o, une de celles qu’il a restaurées pendant le covid et qui est toujours dans le garage au Forest.
Mais à cette époque nous avions pour seule idée d’arriver dans les îles grecques, et nous avions complètement ignoré tous ces magnifiques pays issus de la Yougoslavie.
Il était temps de réparer cette erreur.
Nous avons été impressionnés pendant tout ce voyage par la façon dont les croates parlent anglais, comme si c’était leur langue maternelle ou presque, pour une grande majorité de la population. Les français ont vraiment des progrès à faire.
Ils sont aussi d’une grande gentillesse, nous nous sommes toujours sentis en sécurité et nous n’avons jamais ressenti la moindre animosité, ni même d’agacement envers les touristes envahissants que nous sommes, mais il est vrai que nous sommes hors saison.
Le tourisme a beaucoup changé le pays, et sûrement donné des ressources supplémentaires à un grand nombre de personnes qui ont rénové -ou pas! -des appartements de toute sorte, de petites chambres, des studios équipés ou même de plus grandes résidences pour les louer saisonnièrement. Certains en ont fait un travail à part entière, c’est manifeste. Les affiches proposant un logement sont partout dans les rues et, si nous réservons toujours au moins la veille pour trouver une location avec parking facile et éviter les rues piétonnes plus ou moins bien pavées, l’offre est si importante que nous ne serions jamais pris au dépourvu. A voir en été. Mais en cette saison ou la demande est faible, nous avons eu des logements parfois magnifiques pour un prix souvent modique, avec un wifi toujours performant.
Côté gastronomie, nous n’avons jamais été déçus, les restaurants proposent des plats délicieux, nous avons surtout choisi poissons et fruits de mer, cuits à merveille, souvent avec des légumes grillés, un régal de chaque jour, avec un verre de vin blanc local, c’était parfait.
C’était un voyage magnifique que je voulais faire depuis longtemps et que nous avons eu beaucoup de plaisir à faire tous les deux.
Toujours contents de partir, toujours contents de rentrer à la maison!!



















