Edmonton, BC, Canada, 3561 km
Mardi 23 Août 2011,Edmonton,
Pas de contrôle de sécurité à l’aéroport de Fort Nelson: pas de tapis roulant pour passer nos chaussures aux rayons détecteurs, pas de portique qui sonnera parce que j’ai oublié mon appareil photo dans ma poche, pas d’interdiction de bouteille d’eau, rien. Il faut dire que notre avion, avec ses deux hélices et ses cinq passagers, ne présente pas grand risque.
Depuis le hublot, nous observons le paysage, aucun relief, tout est plat, très beau mais désespérément plat. Pour être tout à fait honnêtes, il faut admettre que nous ne regretterons pas ces kilomètres-là, lignes droites sans fin pendant des heures et des heures, nous n’avons pas raté les plus beaux virages.
Temps magnifique en arrivant à Edmonton ( bien sûr, on ne roule pas…..)
Mais la ville ne nous laissera pas un souvenir impérissable: quelques jolis bâtiments modernes, mais aucune animation dans les rues, ville morte à part un petit square centre ville.

Nous avons quand même réussi à dénicher une troupe d’opéra qui joue ce soir Madame Butterfly, sous une tente dans le quartier « Little Italy » et nous passons une très bonne soirée.
Et dire que pendant ce temps, la terre tremblait autour de Washington….
Mercredi 24 Août, Edmonton.
C’est la journée des émotions et du doute. A dix heures du matin, les motos ne sont toujours pas là. Elles arriveront finalement vers onze heures, après une route interminable.
La bleue refuse toujours de démarrer ( heureusement, nous aurions été si ridicules) tout le monde s’active, on envisage la défection de la pompe à essence, panne classique sur cette moto dont c’est le point faible, il va falloir la commander, (chic, encore quelques jours a Edmonton?) et puis finalement, après une pause déjeuner chez Tim Hortons, un incontournable canadien ( oui, Milence, nous avons mangé des Timbits à la pomme), on en trouve une, on la remonte et ce soir la moto est prête pour de nouvelles aventures.
Philippe s’étrangle un peu sur une « Mike’s hard lemonade » bien méritée après toutes ces émotions, nous avons Bertrand sur Skype et jouons à cache-cache avec Sebastian par écrans interposés ( c’est quelque chose la technologie… ), tout va bien.
Ouf, nous pouvons reprendre la route demain matin.
Quelqu’un sait-il ce que représentent ces petits carrés où aboutissent les routes sur la deuxième photo?
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