Mi-octobre 2012, au Forest.
Non, nous n’avons pas abandonné notre projet.
Nous avons juste été un peu retardés par les fastidieuses et interminables démarches nécessaires à l’homologation et l’immatriculation de nos motos en France.
Etape obligatoire, puisque les motos étaient immatriculées aux Etats-Unis, et ce n’est plus de mise.
Tout fut enfin réglé, un peu plus tard que nous l’aurions voulu, mais tant pis.
Nous avons déposé les motos chez un transitaire près de Marseille vendredi 5 octobre. Elles ont été bichonnées et emballées avec art par Paul, chez Centrimex.
Merci Paul, c’est un véritable travail de pro, nous avons toute confiance pour le transport.
Le porte-conteneurs est parti le 11 octobre pour traverser l’Atlantique, arrivée prévue le 30 à Carthagène en Colombie.
Cartagena de Indias, Colombia
Hotel Villa Colonial – Getsemani, Calle de las Maravillas no 30 – 60, Cartagena
Lundi 29 octobre : Aie! Que calor en Cartagena de Indias!
Quatre jours après notre arrivée à Carthagène, nous commençons à bien connaître la ville pour l’avoir sillonnée de long en large avec Rafael, le jeune colombien qui nous aide dans nos démarches pour récupérer le conteneur avec les motos, les dédouaner, les sortir du port, les assurer, et j’en oublie sûrement, ce n’est pas une mince affaire.
D’agence de dédouanement en transitaire, de magasin de photocopies en notaire, de société d’assurance en re-notaire car bien sur il manquait un papier, puis finalement le dossier étant complet, nous laissons les choses se faire et sillonnons à nouveau la ville, d’église en musée, de parcs en murailles, de bastion en palais de l’inquisition, sans oublier aucune de ces petites ruelles aux superbes balcons, vous allez voir ils sont magnifiques.
Dans les rues, et même sur la plage, beaucoup de marchands ambulants, à pied, à vélo ou avec une drôle de carriole, beaucoup de couleurs et d’animation.
L’architecture est superbe, très espagnole, et les fenêtres sont irrésistibles.
Le bateau porte-conteneurs est prévu aujourd’hui, avec un jour d’avance, pendant qu’à Washington nos amis se préparent à l’arrivée de l’ouragan Sandy avec leurs bottes en caoutchouc et leurs frigos pleins pour tenir un siège.
Pendant ce temps, puisque nous n’avons plus moyen de faire avancer les choses et qu’il fait trente et quelques degrés avec une humidité maximum, autant aller à la plage: l’eau est délicieusement chaude, et je ne vous parle même pas des belles vagues!
Il y a pire pour tuer le temps, vous en conviendrez.
Mardi 30 octobre
Journée mémorable, dont vous n’aurez aucune photo puisque j’avais oublié de prendre mon appareil.
Mais peut-être est-ce mieux ainsi: vous auriez vu deux « sauvages » complètement enduits de boue se prélasser dans le cratère d’un tout petit volcan, el Totumo, où nous flottions en bonne compagnie, massage par les locaux, un véritable spa colombien, détente assurée.
Demain, les motos devraient passer par la douane, affaire à suivre.
Mercredi 31 octobre
Encore une petite balade en ville, pour tuer le temps.
La ville est vraiment pittoresque et, malgré la moiteur ambiante, nous la parcourons encore ce matin:
La ville n’est pas très grande, mais la circulation y est intense.
Mais que font donc tous ces motards arrêtés au bord du trottoir avec un deuxième casque sur leur bras? Ils attendent le client, bien sûr, ce sont des taxis à deux roues, très fréquents ici.
Le casque est obligatoire, l’assurance aussi, et on ne plaisante pas avec ça, la police est omniprésente et effectue beaucoup de contrôles.
Vers midi, toujours pas de nouvelles de notre agent en douane, j’ai appelé 10 fois sans succès, nous décidons d’y aller après un frugal mais rafraîchissant déjeuner dans notre appartement:

Le bateau a fini de décharger ses conteneurs hier soir, la société portuaire organise leur recouvrement dans un ordre qui nous échappe, nous attendons donc notre tour, peut-être demain matin. Nous pourrions quitter Carthagène samedi, si tout va bien.
Que faire pour accélérer les choses? Aller régler les premiers frais tout de suite, pardi!
Par exemple l’énorme caution à verser pour le conteneur, que nous récupérerons après inspection (quand, comment, c’est encore un mystère) si le conteneur est rendu en bon état, propre, etc….
Vous me direz, il fallait acheter les motos sur place, c’était plus simple: oui, mais alors on ne peut pas les revendre dans un autre pays, interdit, alors, quelle est la solution? Payer, ça marche toujours.
« First world problem » dirait Justine, et c’est elle qui a raison bien sûr.
Le temps de digérer la bonne nouvelle, et nous relevons la tête, demain est un autre jour.
Ce soir, c’est Halloween, et la ville crépite de musique, costumes et festivités en tout genre.
Nous sortons dîner, à bientôt.
Mercredi 1er novembre
Encore une matinée remplie de tracasseries administratives, à courir à gauche et à droite, (enfin en taxi, moyen de locomotion habituel et très bon marché ici) mais nous nous attendions à passer par là, peut-être pas par cette chaleur….
Vous avez oublié votre portable? Pas de problème, il y en a partout à louer:
Cet après midi, en attendant des nouvelles du passage en douane, plage:
Une petite faim? On trouve tout sur la plage, des fruits, de la bière bien sûr, et même des saucisses en train de griller sur un barbecue portable: elle est pas belle la vie?
Peu avant la nuit, retour de la pêche:
Vendredi 2 novembre
Aujourd’hui enfin, les choses avancent: nous avons eu l’approbation des douanes, ce qui semblait être le plus gros morceau. Nous avons ensuite assuré les motos pour la Colombie et, si tout va bien, nous les récupérons demain en fin de matinée. Pourvu que ça marche! Sinon il faudra attendre mardi car lundi est férié…
Il faut dire que notre petit Rafael, hyper actif et très dégourdi, s’est débrouillé comme un chef pour aller de bureau en bureau résoudre tous les problèmes en s’adressant aux personnes adéquates. Faire cela tout seuls eût été impossible. Les colombiens que nous avons rencontrés pendant cette dernière semaine sont vraiment charmants, toujours prêts a aider et de bon conseil: mais ils parlent si vite! Mon espagnol a été mis à rude épreuve, mais puisqu’il faut toujours positiver, disons que j’ai du faire des progrès, par la force des choses.
Une dernière visite à Rafael Nuñez
Demain donc, nous prenons la route, et nous arrêterons dans un petit village de bord de mer pour décompresser après cette semaine où la tension fût grande et l’issue bien incertaine.
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