Cali, Colombia, 1381 km
Samedi 17 novembre 2012
Toujours en attente dans ce charmant petit port de pêche, nous avons donc visité tout ce qui pouvait raisonnablement se visiter à Cali; le résultat n’est guère encourageant, et nous n’aurions pas grand chose à recommander.
Nous avons vu un film espagnol, deux français et trois américains, dans un superbe complexe de sept salles magnifiques, au sein d’un centre commercial trop luxueux pour son environnement: choc des cultures, des modes de vie, des aspirations, des attentes, une incongruité difficile à assumer.
Nous y avons retrouvé les mêmes mangeurs de pop corn qu’à Washington le vendredi soir: où va se nicher la globalisation?!
Mais c’est surtout la vie dans les hostels que nous avons apprise. Pas du tout habitués à ce genre de logement, nous en avons tout de suite compris l’intérêt : bon marché, même dans une chambre privée ( les gens voyageant seuls ou entre copains sont le plus souvent en dortoirs, moins de dix dollars par personne pour la nuit), wi-fi assurée, en général bien placé ( c’est à dire dans un quartier correct et animé, bars, restos aux alentours) et jamais glauque.
De grandes pièces communes, pour se rencontrer, se relaxer, regarder la télévision, prendre ses repas, une cuisine ouverte à tous où nous nous concoctons quelques bons repas.
Et surtout, on sait sur quoi on peut compter: ces hostels étant toujours affiliés à des associations, leur réputation est importante et le bouche à oreille marche fort.
Les deux sortes de clients que l’on y retrouve le plus fréquemment: les vrais baroudeurs, sac à dos, bicyclette ou autre, qui s’arrêtent pour dormir un soir, voire deux pour se reposer, et repartent dans leur trip, et puis ceux qui viennent faire la fête, ou bien des rencontres, et restent souvent longtemps au même endroit, on se demande parfois pourquoi, mais le savent-ils vraiment eux-mêmes?
Mais en tout cas tous sont gentils, ouverts, conviviaux, et nous rencontrons des gens très interessants.
Dimanche 18 novembre
Montée aux « Tres Cruces » ce matin: pour avoir une jolie vue sur la ville, sur les trois croix, sur les grands baraqués qui font de la muscu là haut, sur les petites baraques qui escaladent la montagne, musique à fond, sur le sentier rendu boueux par l’abondante pluie de la nuit, et surtout pour se remuer un peu.
Lundi 19 novembre
Joyeux anniversaire mon Thibaut, je sais que tu es un des premiers à nous lire, nous pensons très fort à toi aujourd’hui: je crois même que nous irons fêter ça au resto ce soir!
Philippe ayant trouvé la bonne excuse pour faire de charmantes rencontres, il a réussi ce matin à faire connaissance de la plus jolie dentiste de tout Cali: soyons fous!
La situation s’étant finalement décantée, nous récupérons la caution demain matin et partons dans la foulée, c’est la joie dans les chaumières.
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