Huaraz, Pérou, 4551 km
Vendredi 7 décembre 2012, Caraz, 300 km
Un peu de Panaméricaine avant de repartir vers les montagnes. C’est encore très désertique ici.
Manifestement, notre carte du Pérou n’est pas très efficace dès que l’on sort des grandes routes, et Google Maps n’est pas meilleur, qui nous invente des routes là où il n’y a que des sentiers, et encore. Voilà pourquoi nous nous sommes retrouvés sur un route complètement folle qui nous a pris la journée entière quand elle devait se faire en quelques heures. Mais pas de regrets, c’était une expérience incroyable pour qui n’est pas sujet au vertige.
La route est très étroite (3m30 environ), difficile de croiser une voiture, mais c’est un problème secondaire vu que nous avons du croiser 4 véhicules dans toute la journée…
Elle tourne sans arrêt, nous n’avançons guère, première-seconde, la première est indispensable dans les épingles qui se succèdent interminablement, la pente est énorme et bien sûr pas de parapet.
Cette fois, nous étions bien assis sur nos selles, sans trop regarder en bas.
Il y a des villages perchés au milieu de nulle part, avec des enfants en uniforme revenant de l’école, sinon la route est déserte.
Nous nous arrêtons pour pique-niquer près d’un groupe de maisons perdu au milieu de cette immensité minérale qu’est la Cordillera Negra.
Nous passons un col à plus de 4000 m d’altitude, puis redescendons de l’autre côté pour arriver, 1500 virages et des heures plus tard, dans la charmante petite ville de Caraz.
D’un côté la Cordillera Negra, de l’autre la Blanca et ses sommets enneigés, quel pestacle!
Caraz, une petite ville charmante avec ses parcs, son église (remarquez que c’est la première photo d’église au Pérou, les autres n’étaient vraiment pas dignes de figurer dans ce blog), et ses magasins très diversifiés…
Samedi 8 décembre, Huaraz, 70 km
Petite étape aujourd’hui, de Caraz à Huaraz, en passant par Carhuaz.
Avec tous ces terminaisons en « az », le sang haut-savoyard qui sommeille en Philippe n’a fait qu’un tour et, l’air de la montagne aidant, il se sentait déjà au pays.
Comme d’habitude, on nous propose de rentrer les motos dans le hall de l’hôtel, mais c’est la première fois que l’on nous les décore!

Balade en ville où nous rencontrons des personnages traditionnels et un restaurant qui nous interpelle.
Dimanche 9 décembre
Aujourd’hui encore nous grimpons mais, à cette altitude, c’est plus laborieux sans les motos.
Partis avec notre charmant guide Ronal pour monter au lac Churup, à 4550 m d’altitude.
Huaraz est à 3100 m, nous prenons d’abord un bus public qui nous emmène cahin-caha sur une route défoncée jusqu’au point de départ, et nous montons pendant 4h, comme nous pouvons, avec les pieds, les mains, et même parfois sur les fesses.
Indiscutablement, les normes de sécurité ne sont pas universelles…
Grimper à de telles altitudes est très éprouvant, surtout pour moi, Pilou s’en sort comme un chef (le tough guy, vous savez bien)
Mais notre guide est adorable, très patient, et m’encourage toujours.
Au retour, un taxi de passage nous évite d’attendre le bus: ce fut une idée lumineuse car, en récupérant son chauffeur sur le bord de la route, nous apprenons qu’il a crevé deux pneus, nous pouvions toujours l’attendre.
Nous étions déjà 7 dans ce break Toyota, mais il y avait encore de la place dans le coffre!
Malgré l’orage de grêle au retour, ce fut une bien belle journée, et la nuit de repos sera encore meilleure.
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