San Pedro de Atacama, Chili (pour une seule nuit) 7889 km
Samedi 29, dimanche 30 et lundi 31 décembre 2012, Salar d’Uyuni
Départ ce matin en 4×4 avec Robert, notre chauffeur et guide bolivien, pas très bavard comme guide mais très habile comme chauffeur, Sara et Nicolas, un jeune couple vénézuélien charmant et David, jeune polonais étudiant à Lima et très sympa aussi, pour un tour de 3 jours dans le salar d’Uyuni et autres curiosités alentour.
Le groupe est vraiment sympa, convivial et intéressant, nous avons beaucoup de chance.
Nous partîmes à sept et, par un prompt renfort, nous nous vîmes cinq cents en arrivant au port: des dizaines de Toyota Land Cruiser comme la nôtre, garées bien alignées sur la « plage » devant l’île d’Incahuasi sur le salar.
Il en sera ainsi à chaque arrêt, c’est la haute saison et toutes les agences proposent le même tour: les chauffeurs se retrouvent et discutent pendant que les gentils touristes que nous sommes prennent des photos. C’est un peu dommage, bien sûr, mais il en faudrait plus pour atteindre à la magie de l’endroit.
Le salar est une mer de sel de 10 000 km2, à 3700 m d’altitude, complètement plane, constituée d’une croûte de sel d’une épaisseur variable de 2 à 120 m, au dessus d’une eau saturée en sel et très riche en lithium ( plus de la moitié de la réserve mondiale).
Une immensité blanche et toute plane, presque à perte de vue, quelques volcans au fond, et cette lumière, si intense.
Les jours suivants, ce sera désert de sable, de terre et de pierres, mais toujours l’immensité du désert, c’est impressionnant. Le soir, nous sortons bien emmitouflés pour admirer le ciel si clair, si pur. Là, nous prenons plus que jamais conscience de notre condition de poussières d’étoiles.
Les routes et pistes, de terre, de sable et de cailloux, s’entrecroisent inlassablement sans aucune indication. Seuls à moto, nous avions de grandes chances de nous perdre, de nous ensabler, ou que sais-je encore. Là, nous en avons bien profité.
Des lagunes pleines de flamants roses sous le soleil, des canyons superbes.
Nous dormons dans des refuges de ce désert: le premier est construit en briques de sel, le mobilier est en sel, le sol est en morceaux de sel écrasé, comme du gros sel.
Repas très animé avec notre groupe, puis nous dormons dans notre chambre à sept petits lits bien alignes, comme les sept nains.
Malheureusement, des conflits sociaux entre deux communautés pour la gestion du parc nous interdisent d’aller au bout, il nous manquera la Laguna Verde, et surtout nous empêchent de passer la frontière toute proche pour arriver directement à San Pedro de Atacama: il nous faudra faire un grand détour, mais par des routes magnifiques, et terminer par six heures de bus pour arriver à destination.
Mardi 1er janvier et mercredi 2 janvier 2013, San Pedro de Atacama
Charmante petite ville très touristique au milieu du désert. Toutes les rues sont en terre ou en sable, bordées de petites boutiques et de restaurants pour touristes.
La ville vit là dessus, et les prix sont exorbitants pour un confort très rustique, mais elle a du charme, c’est indéniable.
Nous y passons deux jours, mais la chaleur est écrasante, l’air si sec que la gorge nous pique, et c’est le 1er janvier, les activités sont réduites.
Nous ne verrons pas la vallée de la lune, mais tant pis, nous avons déjà vu tant de merveilles.
Justine reprend l’avion ce soir à Calama pour le Canada et nous retournons demain en bus à Uyuni pour récupérer les motos et repartir vers l’Argentine.
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