27 – La route du vin, et de l’eau sur la route.

La Merced, Argentina, 9310 km

Mardi 8 janvier 2013, Cafayate, 188 km

Aujourd’hui, c’est la Quebrada de Cafayate, tout aussi spectaculaire que la précédente, avec encore une très belle route qui la suit du début à la fin.

Nous profitons de ces paysages magiques malgré les 35 degrés ambiants et puis, soyons honnêtes, c’est la route des vins de Salta: les vignes sont cultivées entre 1700 et 3100 m d’altitude, dans un climat très sec avec une différence de température de 20 degrés entre le jour et la nuit, la recette idéale paraît-il pour faire un vin original.

Nous sommes allés tester pour vous à la bodega Nanni le Torrontes, spécialité de Cafayate, qui culmine à 15 degrés: pas mal du tout. Heureusement la visite-dégustation se faisait tout près de notre hôtel et nous sommes vaillamment rentrés à pied.

Cafayate est une charmante petite ville, très animée, une place d’armes très grande et fleurie, des restaurants partout et une ambiance très agréable, propice à la balade.

Nous avons manifestement changé de pays, la campagne et les villes sont plus soignées et plus attrayantes.
Ici, plus beaucoup de voitures japonaises mais des françaises à foison, des récentes comme des plus anciennes.

Mercredi 9 janvier, La Merced, 315 km

Réveillés par le doux bruit, cher au motard, de la pluie torrentielle qui tombe sur le trottoir, nous décidons d’attendre un ciel plus clément pour repartir. Partir sous la pluie, c’est dur pour le moral.
Et lorsque le ciel s’éclaircit, où donc est passée toute cette eau? Dans les rivières bien sûr, mais aussi dans les torrents de montagnes qui traversent les routes, et aujourd’hui les nombreux gués que nous traversons sont plutôt des torrents de boue.

L’eau est si haute dans l’un d’eux que les voitures attendent en file de chaque côte le brave cobaye qui se lancera le premier pour être sur que ça passe. Et devinez qui? Philippe, bien sûr, qui après un test pédestre (si j’ose dire) se lance, avec assistance à l’arrière quand même. Les voitures suivront, rassurées. Je suis moins téméraire dans la boue (chat échaudé craint l’eau froide), mais après une dizaine de gués, je finirais presque par aimer ça!

Je retiendrai néanmoins que, si mes bottes sont nettement plus imperméables que celles de Justine, elles sont beaucoup moins élégantes.

Par la suite, la route est beaucoup moins aventureuse mais toujours aussi belle.

 

Commentaires:

Quelle classe les Revenaz!
ma copine argentine a regardé les photos avec gourmandise au dessus de mon epaule pendant que je matais le blog en salle des profs. ah, vous ne savez plus ce que c’est? bon…. bises à vous, et merci pour tout ça!

From Anne le paige, on Jan 11, 2013 at 08:46PM

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