Uspallata, Argentina, 10242 km
Samedi 12 janvier 2013, San Juan capital, 240 km
L’orage nocturne a rempli d’eau les torrents qui descendent de la montagne et traversent la route: il a fallu attendre 2h1/2 que le courant se calme un peu pour pouvoir traverser: d’abord les camions et les bus, plus hauts sur pattes, puis les 4×4, et quand les premières voitures se sont aventurées, le public a applaudi leur témérité. Une 404 a réussi la traversée, et même une « doze », la R12 pour nous, un modèle qui pullule ici.
Par contre, l’orage n’a pas rafraîchi l’atmosphère comme on aurait pu l’espérer, et aujourd’hui encore, nous tournons dans les 38 degrés, c’est brûlant, et la route est droite à perte de vue, sans village, sans rien d’autre que du sable et des épineux.
Nous croisons quelques chevaux égarés, des chèvres à barbichette qui ont annexé la route faute de compétiteurs, et des rapaces nous surveillent de tout là-haut. Combien de kilomètres encore avant la prochaine station service?
Etape à San Juan capital.
On en viendrait presque à rêver d’un jour pluvieux en Ile de France.
Dimanche 13 janvier, Uspallata, 270 km
RAS aujourd’hui, sinon une superbe quebrada ce matin qui nous mène a Uspallata, au pied des Andes, mais beaucoup de circulation, une file incessante de camions et donc pas de photos.
Lundi 14 janvier
La route 7 qui traverse les Andes pour aller au Chili est une merveille: des paysages grandioses, des montagnes de pierre avec une végétation rare, aucun arbre bien sûr, de la roche de toutes les couleurs, un univers minéral pendant cent kilomètres, c’est étourdissant.
Nous la suivons jusqu’au Parc de l’Aconcagua, le plus haut sommet des Amériques, 6962 m. Le ciel est bleu, à peine un petit nuage, une vraie carte postale. Le ciré jaune peut rester au porte-manteaux.
Un peu plus loin sur la route, le cimetière des andinistes, très simple et très émouvant, nous rappelle tous ceux qui ont disparu sur l’Aconcagua, parce que: « ils aimaient plus la montagne que la vie ».
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