Buenos Aires, Argentina, 16770 km
Samedi 23 février 2013 et les jours suivants:
Retour sur Buenos Aires après Iguazu:
Buenos Aires sous le soleil. Un plaisir de s’y promener, malgré une intense circulation. Mais il y a beaucoup de verdure, des parcs partout, et à six heures du soir, tous les « porteños » semblent être dans la rue, pour y déambuler, y courir ou faire du sport, parfois avec leur coach personnel.
Balade dans le pittoresque quartier de la Boca:
Les plus chaloupés sont
les tangos les plus beaux:
Et un petit coucher de soleil sur Buenos Aires pour finir:
Une journée champêtre a Tigre, la Venise locale, sur le delta du Parana, avec promenade dans un joli bateau-taxi en bois.
Vendredi 1er mars
Nous avons déposé ce matin les motos à l’aéroport de BA: après plus de 16 000 km de bons et loyaux services sur les routes d’Amérique du Sud, elles méritaient bien un traitement VIP avec tous les toppings pour leur retour en France, et nous avons choisi Lufthansa pour ne pas les dépayser, et surtout parce que les faire voyager par mer était plus onéreux, qui l’eût cru?
Là, c’est vraiment la fin du voyage.
En vadrouille à Palermo, BA:
Nous quittons demain Buenos Aires, l’Argentine et l’Amérique du Sud pour rentrer au bercail après ce voyage fantastique. Certes, nous avons vu beaucoup de pampa mais pas un seul gaucho avec son troupeau: il faut dire qu’à raison d’une vache par kilomètre carré, et d’un gaucho pour mille vaches, il faudrait vraiment avoir de la chance pour tomber dessus depuis la route où nous avons passé le plus clair de notre temps. Mais nous en avons vu tant et tant qu’il va falloir du temps pour digérer tous ces beaux souvenirs.
Il y a bien eu quelques galères, mais rien de bien grave (c’est ce que l’on dit après ) et c’était prévu au programme.
La méconnaissance d’une situation à venir génère, si ce n’est de l’inquiétude, tout au moins une certaine hésitation devant l’inconnu qui tendrait à nous faire croire que nous partons pour la grande aventure. Que nenni! Ce voyage, qui pour moi ressemblait quelque peu à un défi avant de l’entreprendre, me semble rétrospectivement beaucoup plus banal.
Merci à tous ceux qui nous ont suivi, régulièrement ou épisodiquement, qui nous ont encouragé, ou tout simplement parlé et donné des nouvelles, c’était bon de vous savoir là, de partager nos découvertes et de recueillir vos impressions.
Nous regagnons maintenant nos pénates dans les Hautes Alpes, pour notre plus grand plaisir.
A bientôt!
Heureux les baroudeurs qui font un beau voyage,
Et, comme ces deux là qui rêvaient d’horizons,
S’en reviennent ensuite, pleins d’usage et raison,
Vivre auprès des amis le reste de leur âge.
Quand reverrai-je enfin, de mon petit village
Fumer les cheminées, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma belle maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage?
Plus me plait le séjour que nous avons bâti
Que des pays latins les maisons de torchis,
Plus que l’adobe ocre me plait la pierre fine,
Plus mon lac gaulois que les fjords andins,
Plus mon petit Forest que les pays lointains,
Et plus que l’air marin la douceur crétorine.
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