Half Moon Bay, CA, 8556 km
Mercredi 14 septembre 2011, Sonoma Coast State Park, 147 km.
La côte Pacifique. Toujours superbement inhospitalière.
Des landes battues par les vents qui tombent à pic dans l’océan. La mer furieuse qui attaque les falaises et les rochers émergents. Un spectacle fantastique mais une mer inaccessible tant elle est froide et dangereuse.
La côte est sublime, mais il est difficile de séjourner ici, il me semble que cette côte se parcourt, pour le plaisir des yeux et des sens, ( Ah! le parfum des eucalyptus) mais à moins d’y louer une maison confortable, et d’avoir une grande vie intérieure, le séjour y est très aléatoire: du brouillard qui va et vient, un soleil capricieux, quinze degrés au mieux, à l’abri du vent.
Philippe est allé sur la plage ce soir pour le traditionnel coucher de soleil, et il l’a bien mérité: il était le seul sans bonnet de laine et anorak, ces articles ne figurant pas dans notre garde robe minimaliste.
Mais nous nous endormons avec le bruit des vagues, et cela n’a pas de prix.
Jeudi 15 septembre, Half Moon Bay, 163 km.
La petite route numéro 1 qui descend du nord vers San Francisco en longeant la côte est vraiment inoubliable.
Très sauvage, on y rencontre quand même de temps en temps une petite ville très tendance, repaire de bobos, petites maisons de charme, épiceries organiques et « galeries » d’art.
Bien sûr, on n’y avance pas bien vite avec ces virages qui s’enchaînent sans cesse, un vrai bonheur pour les motards. En voiture, il faudrait ouvrir les fenêtres en grand pour profiter du merveilleux parfum des eucalyptus.
Des falaises qui tombent dans l’océan, des collines couvertes d’une végétation rase et sèche, vierge de toute trace humaine, puis soudain un ranch, un peu plus loin quelques maisons et, au milieu d’une forêt d’eucalyptus, la civilisation apparait peu à peu, de superbes maisons dans les bois, de plus en plus nombreuses, et enfin après un virage, le Golden Gate.
Le vent est furieux, qui nous fait faire des écarts sur la route, je n’en mène pas large en l’abordant, dans le brouillard bien sûr, sa réputation n’est pas usurpée.
Mais c’est quand même un grand moment que de prendre à moto ce pont mythique.
Puis nous traversons San Francisco comme des chefs, sans encombrements, sans même se perdre, à peine croyable.
Video: Traversée du Golden Gate:
Half Moon Bay: le nom déjà nous fait rêver, et il est bien mérité…..
Notre tente presque sur la plage, un feu de camp dans les règles de l’art, des voisins allemands très sympas, et tout roucoule.
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