Pucón, Chili, 12370 km
Lundi 21 janvier 2013, Pucón, 187 km
En route pour le Chili et la région des lacs.
Au passage, nous rencontrons encore un sanctuaire à Difunta Correa, une figure célèbre en Argentine: cette intrépide jeune femme est partie seule dans le désert avec son bébé à la recherche de son mari engagé d’office pendant la guerre civile d’Argentine: elle est morte de soif mais son bébé a miraculeusement survécu. Elle est devenue une figure mythique, et des sanctuaires lui sont dressés partout, où les gens lui apportent des bouteilles d’eau symboliques.
Nous attaquons ensuite une route de terre comme nous les aimons tant: tôle ondulée, cailloux, passages épais de sable ou de terre, etc
Philippe nous fait quelques figures de style sur un passage sableux, pour terminer par un superbe 180 degrés plutôt bien maîtrisé et se retrouve, à l’envers du sens de la marche bien sûr, bien droit dans un petit fossé, d’où nous le sortirons avec l’aide d’un conducteur de passage. Même pas de triple salto final, alors pas de photo.
Plus tard, il s’arrêtera sur le bord de la route, son frein arrière chauffant anormalement: l’arme du crime est tout de suite repérée, il s’agit d’un petit caillou qui, non content de nous embêter sur la route, s’est coincé dans le levier de frein juste au moment où il pouvait s’y loger sans prévenir personne: quelle goujaterie, vous en conviendrez.
Frontière Argentine/Chili: au milieu de nulle part sur cette route en terre, et pourtant le passage n’a jamais été aussi rapide et bien organisé, tout est fait en un rien de temps d’un côté comme de l’autre.
Une fois le bitume retrouvé, nous pouvons à loisir admirer cette route superbe, dans des montagnes qui nous font bien penser à celles d’Europe, bien vertes et chatoyantes, avec en prime des volcans superbes.

Mardi 22 janvier, Pucón
Pucón, avec un accent sur le o pour une prononciation sans équivoque, au bord du lac Villarica, avec des fleurs partout, surtout des roses et des hortensias, quelques palmiers et le volcan couvert de neige qui la domine, est une villégiature d’été idéale. Des terrasses de café et des restos partout (et des bons), où l’on peut même payer avec une carte de crédit (ce qui était très aléatoire jusque là, même en Argentine), où les voitures nous laissent passer sur les passages pour piétons, du jamais vu en Amérique du Sud, où l’on prend plaisir à flâner dans les rues sous le soleil, et même à se baigner dans le lac aux plages de sable noir: nager au milieu des montagnes dans une eau non salée, quel bonheur! A part le volcan enneigé, on se croirait a Serre Ponçon!
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