Anchorage Bay, 4h
Samedi 28 janvier
Départ sous le soleil pour cinq journées de rando longeant la côte, traversant les forêts et contournant les falaises pour des vues superbes sur le parc Abel Tasman et ses plages paradisiaques.
Dimanche 29 janvier
Bark Bay, 4h
Tout a commencé par la rencontre inopinée sur la plage de Bark Bay entre un jeune couple hongrois et des bretons ramassant des coquillages pour les faire griller sur le barbecue. Les hongrois se régalent, enregistrent tout le procédé, et tombent le lendemain sur un plus très jeune couple de français – que vous connaissez probablement puisque vous lisez ce blog- à qui ils racontent toute l’affaire, ce qui ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Justement nous dormons ce soir sur cette plage miraculeuse et partons à la pêche dès la marée basse, pour rapporter une casserole pleine d’amandes de mer que nous cuisons au barbecue sous l’oeil mi-curieux mi-étonné des campeurs que nous invitons à venir goûter: et peu de temps après, la moitié du camping est autour du barbecue à se brûler les doigts pour déguster les coquillages, toutes les nationalités, et même des bretons: la boucle est bouclée, tout le monde se régale et la soirée improvisée est des plus réussies. Et vive les bretons!
Lundi 30 janvier
Awaroa Bay, 4h30
La bruine du matin n’arrêtant pas le pèlerin, nous partons d’un pas alerte: quelques petites grimpettes en forêt, vues superbes sur les baies de sable fin, le ciel se dégage, tout est parfait.
Le pas est déjà nettement moins alerte lorsqu’il faut traverser un estuaire, pieds nus et l’eau à mi-cuisses, sans compter les vagues qui viennent nous lécher le fond de culotte. Et dire qu’on nous avait parlé d’un bain de pied! Et qui est l’imbécile qui laisse tomber sa chaussure dans l’eau? Devinez…

Une fois les éléments vaincus et les pieds séchés, nous repartons bravement sur les chemins, jusqu’à ce point de vue sublime sur Awaora Bay….
….où nous retrouvons des jeunes rencontrés plus tôt et qui savourent leur beurre de cacahuètes sans grande conviction. Jusqu’au moment où, sortant d’un chemin de traverse, arrive un joyeux luron sans sac ni bagage, qui se révèle venir d’un lodge bien camouflé dans la forêt où l’on fait de délicieuses pizzas. Des pizzas? ici, au milieu de nulle part? Un véritable miracle, on ne peut plus alléchant! Les yeux pétillent, les sourires s’épanouissent, et hop! ces messieurs nous ayant confié leurs sacs à dos descendent en courant (si, si) pour nous rapporter, quelques dizaines de minutes et une belle grimpette plus tard, de merveilleuses pizzas toutes chaudes et une Corona bien fraîche: le rêve après les boîtes de thon et l’eau aussi filtrée qu’insipide. Ah! La nature vous réserve parfois de belles surprises!
Mardi 31 janvier
Whariwharangi Bay, 5h35
J’avais toujours rêvé de me lever un jour à six heures du matin pour partir le ventre vide tremper mes pieds dans l’eau froide de Awaroa Bay et marcher pieds nus sur des coquillages bien coupants: et bien voilà, c’est chose faite!
Mais – chat échaudé craint l’eau froide- il n’était pas question de reproduire la traversée de la veille, en pire.
Aujourd’hui, la nature est de plus en plus luxuriante, c’est un peu la forêt pluviale, et pourtant l’on entend parfois si fort le chant des cigales que l’on dirait une pluie de clochettes. Et puis quelques virages plus loin, tout s’arrête et l’on n’entend plus que le chant des oiseaux.
Ce soir, les wekas sont très présents. Ce sont des oiseaux qui ne volent pas, comme il y en a beaucoup ici, dont les kiwis que nous ne verrons sûrement pas. Ces oiseaux ne volent pas (enfin, pas comme on pourrait le penser pour un oiseau) car ils n’ont jamais eu de prédateurs et ont perdu au fil du temps la faculté de voler. Et maintenant il y a des prédateurs, et toutes ces espèces sont protégées, elles sont souvent uniques à la Nouvelle Zélande. Bref, le weka ressemble un peu à une poule noire et vient picorer ou voler tout ce que les campeurs laissent traîner dehors, il y en a même un qui a attaqué la face nord de notre tente pendant la nuit, et Pilou lui a envoyé un coup de chaussure pour le dissuader: efficace.
Mercredi 1er février
Totaranui, 3h30, puis bateau jusqu’à Marahau.
Retour sur Totaranui par la forêt et Gibbs Hill. Il est temps que ça s’arrête: nous mangeons parcimonieusement nos dernières provisions, les chaussures de marche sont en lambeaux (heureusement, il y a du duct tape pour y remédier en urgence!) et les pieds sont ampoulés. Bien sûr, la mer est forte au retour, mais le bateau est costaud et le capitaine vaillant, une petite douche à l’eau salée et nous voilà arrivés, pris en charge par un tracteur qui nous remorque jusqu’au dépôt, même pas besoin d’un bus pour rentrer!
Nous retrouvons notre cabine et nos motos au camping, pour un bon dîner avec une bonne bouteille, nous la méritons bien après ce magnifique périple pédestre: yes, we did it!
Jeudi 2 février
Marahau, Ile du sud
Nous avions prévu une journée de kayak pour aller saluer les lions de mer sur les îles alentour, ce sera un jour sans visite pour eux, il pleut à torrent toute la journée, coupure d’électricité, bref, la totale. Et dire que nous aurions pu avoir ça sous la tente, cela nous console de tout, la vie est belle à regarder la pluie tomber dehors depuis notre petite cabine chez Old Mc Donald. Ce soir, resto!
La bière coulait à flots au Park Café où nous avons dîné: c’était LA soirée hebdomadaire avec musique live, chanteurs, guitares, batterie et ruine-babines, et les jeunes arrivaient de partout alors qu’il n’y a vraiment rien autour, aucune ville, juste 2 ou 3 campings/backpackers. Mais le café était plein et l’ambiance au top, à savourer après une journée de pluie.

































Magnifique ballade !!!
Bisous
Balade, Milence, ils ne chantaient pas ! 🙂
Vraiment super, à fond la forme !
Je suppose que la mer est bien trop froide pour se baigner, quel dommage !
Bises.