6 – Ninh Binh

Samedi 2 novembre 2019

En route pour Ninh Binh, encore quelques spécimens atypiques sur la route:

Nninh Binh, c’est la région que certains  appellent la baie d’Ha Long terrestre: les mêmes pains de sucre se profilent à l’horizon, sortant d’un terrain uniformément plat, comme le diable dans la boîte .

Nous avons élu domicile pour 3 jours à Tam Coc, c’est La Belle Vie pour nous.

Ambiance très agréable à Tam Coc, bars et petits restos partout, tout le monde déambule  tranquillement, c’est bien cool ici.

Balade obligée en barque sur la rivière Ngo Dong qui se promène dans ce paysage de pitons rocheux où la végétation est impénétrable. D’énormes grottes se sont creusées où passe la rivière, et nous par la même occasion, dirigés par notre rameur avec une grande dextérité des pieds, comme ils le font tous ici.

 

Même dans le noir complet de certaines grottes

Beaucoup de plantes aquatiques, et parfois un pan de rocher est tombé à l’eau

Temple et cimetière au bord de la rivière

Des homestays partout au bord de l’eau et en ville

 

5h30 du soir, les derniers bateaux rentrent avant la nuit

Chic, un bus musical est arrivé sur la place du marché….

 

 

Dimanche 3 novembre 2019

Et c’est reparti pour une balade sur 2 roues, maintenant nous avons pris l’habitude, ce n’est pas notre premier rodéo, on prend même des selfies en roulant.

On achète l’essence à une petite dame qui nous en propose dans la rue, comme ça, cela évite de faire 2km pour aller à la station service.

Et si on visitait quelques pagodes aujourd’hui?

Celle de Bich Dong pour commencer, perdue dans la montagne, à moitié cachée sous un piton couvert de végétation luxuriante.

Hoa Lu, ancienne capitale (au X ème siècle), au bord de la rivière Song Sao Khé, encore un lieu très paisible avec quelques temples, peu de vestiges vraiment anciens.

Puis la pagode Bai Dinh. Là, c’est du sérieux. Pas la petite pagode habituelle que l’on visite en 5/10 mn. Ici, con donne dans le grandiose. Il s’agit du plus grand complexe bouddhiste du Vietnam, et peut-être même de toute l’Asie du Sud-Est et de toute la galaxie.

Les deux gardes à l’entrée, imposants, non?

Ça commence par 4km de couloirs pleins d’escaliers qui escaladent la colline jusqu’au temple ancien pour redescendre de l’autre côté. Symétrie parfaite.

Et dans ces couloirs, des statues d’Arhat (celui qui a atteint le dernier échelon de la sagesse). Nous en avons choisi quelques unes, mais je vous épargnerai les autres, j’ai peur de vous lasser: 500 en tout, toutes différentes, de 2m50 de hauteur, sculptées dans la pierre pour plus de 2 tonnes  chacune.

Quelle élégance!

Les parties noires ont été polies par les caresses de quelques fervents admirateurs.

Et derrière ces énormes statues, vous les aviez remarqués, se cachent des petits Bouddhas dorés protégés par une alcôve. Même pas la peine d’essayer de les compter, il y en a trop, on ne sait même pas compter jusque là! (lol)

En tout cas, cette « pagode » est impressionnante, qui trône sur une colline verdoyante face à la rivière, avec ses 300 marches pour arriver au temple ancien (vraiment ancien, 1136) et ses jardins.

Le nouveau temple est gigantesque, avec des statues de bronze  de 12 tonnes aussi hautes que les Bouddhas géants, tout ici est plus grand que dans tous les autres temples du monde entier, c’est la pagode de tous les records, je ne suis même pas sûre que nous ayons tout vu tant elle est immense.

Pour donner une idée de la taille du bonhomme…
Une petite cloche de 70 tonnes

Encore quelques dorures? Je vous sens en manque…

Un site vraiment unique. Retour à la belle vie.

 

 

 

Lundi 4 novembre 2019

Trang An, un complexe d’écotourisme  (ce n’est pas de moi) essentiellement constitué d’une rivière qui serpente entre les montagnes, mais aussi dessous, en passant dans des vallées étroites, des grottes immenses, jusqu’à 320 m de long, et souvent si basses qu’il faut se baisser. Je vous rassure tout de suite, Pilou ne s’est pas cogné la tête grâce aux rappels incessants de Lhuyn notre capitaine/rameuse qui nous signale d’un « down » péremptoire les bosses et stalactites qui pourraient s’attaquer à notre crâne.

En route, nous avons visité quelques temples et pagodes, et oui, il y en a vraiment partout, même dans des endroits improbables et difficiles d’accès. J’ai compté 423 marches pour le temple Tran, ça se mérite!

Belle charpente
Et toujours le héron sur la tortue, symbole de l’équilibre

Ici, on ne rame pas avec les pieds, mais avec les bras et en poussant assis face à l’avant du bateau. Heureusement car il faut bien surveiller la trajectoire dans les grottes où le passage est parfois très étroit et tortueux. Lhuyn nous a fait un sans-faute, bravo.

 

Cette balade était encore magnifique, dans des paysages superbes et lénifiants, nous avons adoré. Même les jeunes mariés viennent ici immortaliser leur journée.

Après un beignet banane/patate douce (un vrai délice), un smoothie à l’avocat, et une petite sieste réparatrice, nous attaquons les 500 marches qui mènent à la grotte Mua, tout en haut d’un piton rocheux. La vue de là haut est superbe, nous étions d’ailleurs très nombreux à venir y admirer le coucher de soleil.

Comment transporter une bétonnière

La journée se termine par un hot pot, un bouillon plein de légumes dans lequel on fait cuire du poisson et des légumes, ou de la  viande. A côté, quelques canards rôtissent pendant que certains fument une grooooosse cigarette avec un plaisir manifeste.

Mardi 5 novembre 2019

Retour à Hanoï pour un départ demain matin vers la Thaïlande.

Un mariage dans la rue à Hanoï

Nous avons étés sous le charme du Vietnam, un pays  en plein essor. Bien sûr, il y a encore beaucoup à faire mais l’on sent un réel éveil aux problèmes environnementaux et à la nécessité d’aller de l’avant.

La wifi est partout ici, dans le moindre café, même dans les vans touristiques, et elle fonctionne très bien. Les enfants apprennent l’anglais dès l’école primaire et tous essayent de parler le plus possible avec les touristes pour s’entraîner.

Nous avons senti partout une grande bienveillance envers les étrangers, même si bien sûr nous sommes toujours des acheteurs potentiels, mais jamais trop d’insistance.

L’on construit beaucoup partout, en ville et dans les campagnes. Les maisons sont en général très étroites et très hautes, ce qui n’est pas forcément très esthétique, mais le terrain est cher et son prix est proportionnel à la largeur de façade, ensuite pas de restriction.

Comme tout bon français qui se respecte, je terminerai par un sujet ô combien important: nous avons presque toujours mangé des plats délicieux, avec des saveurs extraordinaires de citronnelle et de gingembre. Le vin d’ici, le Dalat, ne nous a pas séduit mais leur bière est très rafraîchissante. En rentrant, je fais des rouleaux de printemps comme nous a montré le cuisinier du bateau.

 

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2 réflexions sur « 6 – Ninh Binh »

  1. Waouhhh la relative décalée!
    Bravo Madame Sophie!
    « En tout cas, cette « pagode » est impressionnante, qui trône sur une colline verdoyante face à la rivière, avec ses 300 marches pour arriver au temple ancien (vraiment ancien, 1136) et ses jardins »!!

    1. décalée, peut-être, mais relative, ça je ne savais vraiment pas!
      et dire que j’ai toujours cru aux valeurs absolues…..

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