9 – En route pour Dubaï

Mardi 11 décembre 2018

Avant de prendre la route, un dernier tour dans les montagnes du Musandam s’impose, sur une piste un peu chaotique, seul moyen d’accès à ces régions reculées qui ont tout de même l’électricité.

Rappelez-vous les photos des montagnes en Afganisthan  pendant la traque d’Oussama: ce sont les mêmes montagnes, arides, désertiques, rocheuses. C’est une terre de cailloux, le paysage est minéral. De temps en temps, une petite oasis, c’est à dire un trou de verdure où chante une rivière, parfois, lorsqu’il a plu. Un village s’y est installé, une petite parcelle de terrain par famille, pas plus. Et des chèvres, toujours des chèvres.

Et des chèvres, toujours des chèvres.

La peau de banane, un pur délice

Mais les Omanais n’habitent plus sur place, ils se sont installés dans une belle maison à Khasab et envoient sur place quelques ouvriers indiens ou bangladais pour cultiver et s’occuper des chèvres. Eux travaillent dur et n’ont pas grande considération. Le cimetière ancien nous interpelle: pas de pierre tombale ni d’inscription, juste deux pierres verticales à la tête et aux pieds et des cailloux. Le corps est couché sur le côté, en direction de la Mecque.

Un dernier détour  pour une vue carte postale sur les fjords alentour, puis nous prenons la route côtière vers Dubaï, cette fois-ci de jour pour profiter du paysage.

Un peu à l’extérieur de la ville, nous découvrons la plage des iraniens. De quoi s’agit-il? Comme vous le savez, Oman est séparé  de l’Iran par le détroit d’Hormuz que l’on traverse en quelques heures de bateau. Embargo en Iran? On ne trouve pas tout ce que l’on veut? Un peu de contrebande résoudra ce problème: Matériel électronique contre fruits et légumes, par exemple. Disons qu’il s’agit d’une contrebande tolérée et n’en parlons plus.

La route longe les falaises qui tombent parfois à pic dans la mer, elle tourne beaucoup pour suivre la rive étroite des fjords. Encore des travaux pharaoniques pour remblayer un peu les nombreux virages en prenant sur la mer. Cela fait beaucoup de gros cailloux à casser, transporter, installer. Les ouvriers indiens sont là.

Et puis nous arrivons à Dubaï, tout d’abord le souq et le fort/musée, très bien fait, avec un grand nombre d’expositions montrant en intérieur la vie d’antan des bédouins et des autres. Je n’ai pris presque que des photos en extérieur, alors si vous voulez voir le reste, il faudra y aller.

Une maison d’été, bien aérée

Encore des belles portes, j’adore ça:

Un tour rapide au souq, pour acheter des épices et de l’encens

Et puis il  faut passer à l’autre Dubaï, le moderne, le comble de la démesure et du show off, avec ses nombreuses tours, dont la Burj Khalifa , la plus haute du monde (830m; la Tour Eiffel en mesure environ 300, au cas où vous auriez un doute) tant que d’autres mégalomanes n’en auront pas construit une plus grande encore.

Et puis la fameuse fontaine devant la Burj Khalifa, qui danse quand les lumières s’allument et la musique donne le tempo


Et en vidéo:

Fontaines de la tour Burj Khalifa à Dubaï:  https://youtu.be/iYqsYAAThdE

Illuminations de la tour Burj Khalifa:  https://youtu.be/HOS6BT2Ag-k

 

Il reste encore à faire un tour dans le Dubaï Mall, le plus grand centre commercial du monde, le temple de la consommation.

Il faut savoir que 90% environ des dubaïotes (environ un million) sont des expatriés parmi lesquels, vous l’avez compris, beaucoup de travailleurs immigrés  Pakistanais, Bengalis et Philippins, et pas mal de britanniques. Un grand nombre d’autres pays y sont représentés.

Néanmoins, il ne reste qu’environ 10% d’émiratis, et Dubaï est une ville plus que cosmopolite. Ce mall ultramoderne nous montre, outre un spectaculaire aquarium géant avec requins, raies etc..

des boutiques de luxe, toutes les grandes marques se doivent d’être présentes. Mais ce qui étonne le plus, c’est ce mélange de culture arabe et occidentale. C’est le choc des civilisations: d’élégantes femmes toutes voilées de noir déambulent devant des vitrines de mode plus ou moins excentriques, avec mannequins en mini-jupe ou maillot de bain, et tout ce petit monde semble cohabiter sans problème. C’est Dubaï.

Des galeries d’art, comme partout où le luxe est de rigueur, des compositions murales nouvelles, et même des décorations de Noël

Une surabondance outrancière.

Veni, vidi, partii…

Il est grand temps de retrouver notre jardin d’Eden.

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Une réflexion sur « 9 – En route pour Dubaï »

  1. Les femmes voilees avec chaussures de designer pailletees qui depassent de leur robe a chaque pas viennent acheter des tenues extravagantes et souvent sexy, qu’elles arborent dans leurs maisons, pendant leurs ´party’ entre femmes, exclusivement, histoire de faire bisquer leuts copines…

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